Things being what they are, as I have the honor To say it to you, I go, sir, In language of real Contesse, to try to put to sleep you By the end of this one. You You will thus remember, if it you The surprise of the druid pleases, When he lives the extraordinary bridge That we avoit built on the riviere.
But before passing besides, it is Good to warn you, that in the respect Of the width of this riviere and of The length of the bridge(deck), one you Lied of seven or eight hundred leagues, Both for the rarity of the fact and For the convenience of the rhymes, and That the Lord of Herbay, far To be as well huge as you could To imagine him(it) to you, étoit everything In most that once so big and Once so foolish as our friend S.
The druid, who to put sound Castle and his daughter outside insult, Avoit surrounded with a wide Ditch full of water, was only surprised When he lives the effect of a delight Against his; He believed to have enough to laugh Of all the bridges and all Giants of the world; he was only Embarrassed to guess who could Be the author of this bridge.
Estimating Not enough his neighbor d'Herbay for Consider it charming, He hastily runs to go through his books To clear up of the fact, and To knock down the bridge less Of tems that he had raised: But when all the books that he Opened taught him nothing, it was In a big embarrassment; embarrassment Which is converted in a sadness Strange, when he lives that he cherchoit Pointlessly the one who contenoit All the secrets of his art. It defended the reading in his Girl, to whom he never had anything Defended that it, and some soûmise That she had always be in her Wills, he was afraid that the curiosity For a matter expressly Forbidden, had taken him On his obedience. It was in These allarmes that he found her as is That we left her.
He awakened her Quickly to ask her Short stories of this book If need be her intentions: but It was to teach it to her indeed Others than she spoke. Of The maniere of which she came of Fall asleep, I would have sworn that in sound Awakening she went address in Druid, by saying to him: big commander Believer but Her distraction changed object, And throwing in her foot : my father, She says, I lost him, and if you Return it to me, you will see me Die from despair, because it is More tems to hide my foiblesse, Nor to hide my murder. Yes I lost it . what! Exclaimed Druid, not only, Girl, You broke me: but you Lost what was me most Dear to the world after you!
Glané au hasard de leurs œuvres pour l'édification ( érection ) des races
( d'Erasme ) par Réjean Ducharme, suivi de la préface à son roman
Le nez qui voque
" Ah comme la neige a neigé ,
Mon cœur est consumé de givre .
Qu'est-ce que le spasme de vivre .
A la douleur que j'ai, que j'ai ? " ( Emile Nelligan, de mémoire . )
" Ah ! " ( Colette . )
" Je me … " ( Barrès . )
" Oh ! " ( Kierkegaard . )
" Ah ! " ( Platon . )
" Sur la … " ( Mauriac . )
" Ich … " ( Hitler . )
" Ils … ne … la … votre … votre … leur … " ( Musset . )
" Ah ! " ( George Sand . )
" Il fait … " ( Gide . )
" Les Messieurs de vos a semblez … " ( Iberville )
" Un estourdi plein de présomption angloise … " ( Iberville )
" Nous rencontrâmes un baleinier Américain qui faisait la pêche à la baleine . "
( Léandre Ducharme . )
" L'auteur sollicite l'indulgence pour la qualité de cette production . " ( Léandre Ducharme . )
" Le beau n'est pas nécessairement difficile à faire. Le beau n'est pas nécessaire. Le beau n'est pas. Le beau nez ! " ( Auteur imaginaire . )
Quel est celui de ces deux pronoms démonstratifs qui est le meilleur : cela , ça ? Si c'est ça ce n'est pas cela et si c'est cela ce n'est pas ça .
Un ciel de lit regarda un ciel et lui dit :
Je ne suis pas un ciel de lit . Je suis un ciel .
Un ciel, qui ne voulait pas être pris pour un ciel de lit par les autres ciels, regarda les autres ciels et leur dit :
Je suis un ciel . Je ne suis pas un ciel de lit . Je ne suis pas un homme de lettres . Je suis un homme .
Réjean Ducharme, auteur du Nez qui voque , roman paru aux éditions Gallimard en 1967, est né en 1941 à Saint-Félix-de-Valois [ Québec ], a fait les métiers les plus divers et a voyagé aux Etats-Unis et au Mexique. Il a publié huit romans, fait jouer quatre pièces, a écrit des scénarios de films et des chansons.
Julien Gracq, poète de la Géographie et de l'Histoire
Le Rivage des Syrtes est avant tout le récit d'une destinée tragique, celle de la seigneurie d'Orsenna, un vieil empire figé et déclinant, vivant seulement de sa gloire passée. Sa torpeur est à l'image de la guerre qu'elle livre depuis trois cents ans au Farghestan, pays situé sur l'autre rivage de la mer des Syrtes. Un roman de guerre, d'une guerre longtemps assoupie par l'oisiveté d'une seigneurie voluptueusement enlisée dans ses Délices de Capoue, mais qui ne tarde pas à se ranimer dans les esprits et dont le souvenir déchaîne les passions. Le héros du roman, Aldo, jeune officier dépêché sur le rivage des Syrtes, est l'instrument d'une narration au contenu épuré, qui en dépit de dialogues grandiloquents et d'excursus se noie dès les premières pages dans un " Océantune " descriptif où s'affirme dans des portraits dénués de psychologie le héros gracquien, sorte de " plante humaine " insérée dans un terreau précis et au sein d'un univers de sensations générées par des sons, des visions, des odeurs, des hantises, des impressions tactiles ou encore des effets synesthésiques.
Julien Gracq crée de cette manière un univers un peu baudelairien comme le suggère l'article Richard Wagner et Tannhaüser à Paris, dans Les Fleurs du Mal, un univers des sens dominé par des couleurs et des sons qui génèrent intuitivement des idées et contribuent à la formation d'un univers poétique. La prédominance de la description sur la narration induit celle de la poésie sur un récit au contenu narratif épuré se fondant sur quelques strates géo-historiques conséquentes mais sans réelle substance. Alors jaillit dans la magie du verbe gracquien un authentique récit poétique qui n'a rien à envier à l'œuvre surréaliste d'André Breton mais s'en est plus ou moins inspiré quant aux visions. Des surréalistes, Gracq a retenu le primat de l'image, et donc la primauté du visuel. Il a comme son héros Aldo " les yeux bien ouverts " sur la beauté de son univers. Le personnage gracquien est dans son essence même un être de l'attente, hypersensoriel et capable de générer des sensations fortes propres à la description poétique de lieux " hantés " où le paysage est vivant et comme chargé d'électricité.
De telles descriptions de contrées désertiques comme les steppes, les lagunes, les jardins édéniques ou les faubourgs nocturnes contribuent à un effet d'étrangeté et d'insolite, et font en même temps de son roman Le Rivage des Syrtes une véritable poésie de la géographie. Les rimes du poème se retrouvent alors dans l'accord entre les personnages, l'environnement et les sentiments. C'est un accord que rend possible une sorte de porosité générale des êtres et de l'univers.
Julien Gracq se révèle être de facto un " poète de la géographie et de l'histoire ", disciplines intrinsèquement liées: libéré à la fois de toute chronologie vraie, comme de toute morphologie géographique orthodoxe, c'est leur continuum épuré qui sert de substrat au Rivage des Syrtes. Le cours du récit poétique gracquien dévoile des collusions de la géographie et de l'histoire dans les descriptions, telle la reprise du thème de " la ville - repliée - derrière - ses - murailles ", qui suscite la remémoration des dynasties de l'Empire de Chine, les allusions à l'Italie de la Renaissance ou aux époques de grandeur de la république vénitienne. Mieux, la fin du roman fait irrésistiblement penser au climat des années trente.
Bref, c'est une mosaïque subtile et harmonieuse de morceaux empruntés à des strates géo-historiques différentes, sous l'apparence de citations explicites, de références ou d'allusions linguistiques. En l'espace de quelques phrases peuvent ainsi se confondre plusieurs couches spatio-temporelles. Julien Gracq devient " poète de l'Histoire ". Un long poème en prose stratifiée dévoile ainsi au fil de la métaphore et de la figure d'analogie une épaisseur poétique redoublée et une mise en perspective historique de l'intégralité du commentaire enrobant la " fable " du roman.
Le Farghestan, sorte de " far west " oriental, avec sa désinence " -tan ", celle de Pakistan, d'Afghanistan, de Turkménistan, est bien une terre promise, mais également une frontière: la frontière. Le mythe du western, véhiculé dans le monde entier par la culture médiatique américaine à tort et à travers, comme pour compenser une histoire un peu trop récente, s'avère récurrent du fait des images haut en couleur des grands espaces et de la propagation d'un esprit pionnier.
Dans son chef d'œuvre Le Rivage des Syrtes, plus que partout ailleurs dans ses livres, Julien Gracq démasque l'artiste singulier qui vit en lui, l'artiste de " la mise en écho généralisée de l'Histoire ". C'est un poète de l'histoire plutôt qu'un philosophe. Il affirme son identité de poète par cette œuvre majeure de la littérature du vingtième siècle mais également par sa manière de parler de lui-même au travers d'autres écrivains comme Ernst Jünger et Les Falaises de marbre, Oswald Spengler et Le Déclin de l'Occident ou Chateaubriand le grand romantique et ses Mémoires d'Outre-Tombe. Ainsi par ses transferts inconscients d'écrivain se reconnaît-il lui-même au fil d'un auto-portrait comme un poète de la Géographie et de l'Histoire.
Blog de littérature contemporaine conçu et rédigé en français ou en anglais.
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